Le petit chenal ou petit port (fin)





Le petit chenal en 1952.
(CPA Ed. CIM - Combier imp. Macon  - Coll. Ch Attard)




Le golfe de Gabès étant à l'époque très poissonneux, l'arrivée des chalutiers accostant leurs cales pleines, en fin d'après-midi, le long des quais de l'avenue G. Cochery, était très attendue des habitants européens de la ville. Ils pouvaient ainsi acheter, à bon prix, du poisson frais, et en particulier les grosses crevettes dites de Sfax (les gambas espagnoles) avant que la majorité de ces dernières et des poissons les plus prisés, ne fut conditionnée dans la glace et expédiée de nuit par camions à Tunis, où la demande pour ces produits était plus forte, pour le marché du lendemain matin.





Les éponges sont mises à sécher.
(CPA Ed. Sofel - Coll. Ch. Attard)



En 1947, un noyau de pêcheurs d’éponges créa, avec l’appui moral et financier du Gouvernement, une coopérative maritime de pêche et d’armement appelée " Socopêche ". Trois ans plus tard, elle regroupait 70% de l’armement aux éponges.





(photo SOCOPECHE)




Un important bâtiment comprenant les ateliers de préparation des éponges, et des magasins de stockage fut construit en 1950-51, sur le terre-plein entre les darses A et B.
Mais il semble que cette société ait connu un échec total au vu des bilans 1952-53 et 1953-54, l’assemblée générale du 22 décembre 1954 faisant apparaître un déficit supérieur à 80 millions de francs. La grande passivité des sociétaires et la violation répétée des statuts de cet organisme par les dirigeants avaient été mis en exergue. La dissolution en fut demandée mais refusée par la majorité des coopérants, bien que le cours des éponges fut orienté à la baisse avec l’apparition des éponges synthétiques.




Les batiments de la Socopêche

Les batiments de la Socopêche en 1955;
(Photo Christian Damato - Coll. C. Attard)





Les pêcheurs du petit chenal contrôlent leurs filets.
(Détail CPA LL n°39 - Coll. G. Bacquet)